CENDRES
HILDEVERT HYACINTHE D'AILLY
Président du comité de dépollution des plages haut normandes
Rédacteur en chef du mensuel " stop épendage"
Chers sociétaires,
encore une fois il me faut ici vous alerter sur une pratique de plus en plus répendue dans nos contrées ,devant une crise immobiliaire post mortem sans précédent, qui pousse nos concitoyens de plus en plus nombreux à abandonner les rites chrétiens traditionnels d'enterrement pour choisir une autre forme de pirouette finale: je veux parler de l'incinération.
Outre l'emploi d'environ 500 litres de bon fuel ou de son équivalent gazeux et de la pollution atmosphérique qui en découle avec aggravation de l'effet de serre et des catastrophes naturelles en tout genre, il faut bien ensuite traiter le problème important des résidus ultimes: je veux parler des cendres.
Les plus conservateurs choisiront une urne de bon ton qu'ils installeront sur une étagère entre deux dauphins bleus et la collection de fèves de la petite dernière nous laissant pantois de tant de bon gout. Les autres toujours plus nombreux ,romantico dépréssifs voudront à toute force épandre ces résidus sur nos belles plages de galets normands et là je dis NON.
Chers amis l'heure est grave et la minute décisive, il nous faut lutter unis de toutes nos forces contre ces manoeuvres attentatoires à l'intégrité de nos belles plages car enfin si dieu avait voulu des cendres sur nos plages il y aurait mis un volcan! Songez aussi aux charmants bambins qui durant leurs baignades estivales boiront la tasse et s'écriront " Oh non papy" dégoutés à l'ingestion quasi incestueuse des cendres familiales.Sans compter qu'il sagit d'une pratique dégradante pour nos chers disparus car si l'on se réfère au fameux théorème de Pipithagore "Tout corps natatoire plongé en milieu aqueux maritime produit instantanément une quantité d'urine égale à l'age du capitaine". N'oublions pas non plus que nos glorieux et fiers ancètres normands n'hésitaient pas à enterrer leurs morts dans un drakar, ce qui avait tout de meme beaucoup plus de panache que ces épandages résiduels.
Chers sociétaires, chers amis il nous faut convaincre le vulgum pecus qu'il doit revenir à une attitude plus sage , moins dispendieuse des ressouces naturelles et qui permet à une longue chaine alimentaire d'animalcules que je me garderai bien d'énumérrer ici, de se rassasier à loisir de nos chairs putréfiées.Revenons je vous en prie à un peu plus d'humilité et d'écologie.

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